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« Feel the magic on LLL ! »
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 « all you need is love. your best friend's love. »

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Dora C. Blackwood
↯ seven devils all around you

Date de naissance : 25/12/1985
Âge : 26
Profession/Études : barmaid et propriétaire du doppelganger land.
Quartier : endless rd. w/ caleb b. & devon.
Humeur : fausse, comme à l'habitude.
Messages : 3126


MessageSujet: « all you need is love. your best friend's love. » Mar 8 Nov - 19:07


« IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH! »
Une roulette se détacha - on ne sait comment - de ma chaise et je glissai sur le côté, me retrouvant par terre. Non, la voyelle, hurlée, n'avait pas quitté ma bouche que pour cela. J'atterris sur les fesses, par terre. Il y avait quelque chose que j'avais oublié ; j'étais au boulot. Nous n'étions pas bien débordés aujourd'hui, donc je m'étais permise une pause "geek", comme j'en avais l'habitude. Je restai sur le sol quelques secondes. « Marraine? » Devon se pencha par dessus le bar, inquiet. Qu'est ce qu'il foutait à mon travail, au café? C'était simple, Caleb ne pouvait pas le récupérer à la sortie de l'école et au lieu d'abandonner son fils, c'est la gentille marraine qui le garde! Heureusement qu'il était assez calme. Quoiqu'un peu "foufou" et je ne sais pourquoi, deux-trois touristes (ou nouveaux, à voir) avaient fini par me sortir un « il est chou, votre fils ». Sur le coup, j'avais écarquiller les yeux et Devon s'était marré. C'était comme ça, mais je finissais par avoir l'habitude. Je me relevai rapidement. « Ça va, ça va. » Il passa ses bras autour de mon cou, et je le fis passer par dessus le bar, le prenant dans mes bras. Le tenant d'une main contre moi, je pianotais quelques mots sur le clavier de mon ordinateur. « C'est moiiii! » La porte du café claquai, faisant sonner l'espèce de sonnette accrochée au dessus. Caleb venait d'entrer. Il devait être sept heures du soir, quelques choses dans ces environs. La tête enjouée de mon frère de cœur me fit sourire, me rendait encore plus joyeuse que je ne l'étais déjà. « Hey! » Dis-je en l'embrassant sur la joue, tout en faisant passer le petit monstre par dessus le bar, histoire que son père le prenne dans ses bras. « Quoi de beau depuis ce matin, cocotte? » Je me mis à sautiller sur place, telle une adolescente qui venait d'apprendre qu'elle venait d'avoir son diplôme malgré le peu de révisions qu'elle avait fait et les cours séchés ou ratés - oh, ça me ressemblait étrangement, environ huit ans plus tard.. - et qui ne pouvait retenir sa joie. « Isa est sur South'! » Isa. Isabelle Bourgeois, 26 ans, française et lyonnaise de pur souche. Ma meilleure amie, depuis neuf ans bientôt (bon, j'arrondissais plus à dix). Je l'avais rencontrée dans une sale période de ma vie, et elle avait été là. Et l'amitié avait commencé! J'avais toujours fais le déplacement, après mon retour à Southampton après une longue dépression et un renvoi de mon école "remplaçante", sauf une fois, pour mon anniversaire. Elle était venue, et je n'avais pas eu le temps de lui présenter mes amis, de lui faire visiter la ville.. Mais cette fois! Facebook servait. Elle m'avait même pas appelée, la vilaine! « Haaan, je vais rencontrer l'autre super meilleure amie à ma Dora! Je verrai enfin si elle est aussi awesome que tu le dis! » Je levai les yeux au ciel, l'invitant d'un geste à se servir dans l'assiette de beignets de tomates vertes que j'avais mis à la disposition de mon filleul. Évidemment, qu'elle était awesome. L'idée d'accueillir Isa chez nous, à Lena et moi, m'effleura l'esprit, enfin, rentra brutalement dedans en réalité. Mais.. J'évitai l'appartement. Lena et moi, c'était plus que froid et tendu, ces derniers temps. Et c'était une très mauvaise idée. Quelque chose me soufflait que Lena et Isa.. Ça ferait des étincelles. Et je savais pas dans quel sens. Et ça me stressait. Donc, cette solution me paraissait plus sage.

En temps normal, tout de suite après la fermeture du Doppelganger, j'aurai filé à la chambre d'hôtel de ma meilleure amie. Mais je n'avais pas eu le choix de rester chez moi, dans ma chambre, avec Drea. Non, pas ça. On s'était pas occupés à l'activité qu'il voulait, bien sûr. Haha. Non, il m'avait séquestrée là pour me parler de Lena. J'étais restée stoïque, impassible. J'avais gardé le silence. Vers minuit, il était partit, finalement, sachant qu'il n'obtiendrait rien de moi. J'avais dormi, me jurant le lendemain matin de filer illico presto après le boulot à l'hôtel où logeait ma française. La journée était passée lentement, trop lentement, si bien que je perdais patience.. Vingt heures. Nous étions en semaine, je fermai et parti donc. Je fini par me garer devant l'hôtel, me rendais à l’accueil, demandant le numéro de la chambre d'Isa. Ma réponse faite, je grimpai deux étages en trottinant. Je savais que j'aurai le droit à plusieurs questions. Pourquoi j'avais une attelle à mon avant-bras gauche, pourquoi j'avais d'aussi grosses cernes, comment ça se passait ici depuis que j'étais revenue en septembre, sachant que j'étais partie à Lyon début mars. Je raclai ma gorge, passai une main dans mes cheveux, avant de toquer à la porte. Restait plus qu'à attendre, l'excitation et la joie de la revoir me motivant à rester là, comme une quiche, debout.

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Isabelle V. Bourgeois

Date de naissance : 30/04/1991
Âge : 21
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MessageSujet: Re: « all you need is love. your best friend's love. » Mar 8 Nov - 23:24



L’eau chaude imprégnait mon cœur d’un bien être incroyable. Je me glissais le long de la baignoire prenant mon temps pour ne plus penser à rien. Je fermais les yeux plongeant totalement dans l’eau en oubliant. Je réalisais à quel point il était facile d’oublier tout un coup. Je ne pensais à rien laissant mon esprit se perdre dans des souvenirs plus ou moins lointain. J’étais ici depuis quelques jours en réalité, j’avais découvert des petites villes pendant des jours et des jours avant de poser mes bagages ici pour une seule raison : Dora. Cette simple pensée qu’elle soit là pour moi me rendez un peu plus heureuse mais je ne savais même pas comment aborder le sujet avec elle, il était son cousin au fond. J’étais nerveuse depuis quelques jours, je n’arrivais plus à dormir, je ne voyais plus de sens à tout ce concept de vie, je ne voyais que les larmes coulant de long de mes joues pâles et la peine brisant mon cœur de plus en plus fort. Je ne savais pas quoi faire ou comment tenter de passer mon temps. J’essayais de toutes mes forces d’être forte mais au fond je passais mes journées devant un film à l’eau de rose, à pleurer toutes les larmes de mon cœur. Séchant directement la larme qui perla sur ma joue, je sortis du bain marchant nue jusqu’à ma chambre avant d’attraper une serviette que j’avais laissé sur le lit pour la glisser autour de ma taille. En tournant la tête j’en venais à me demander pourquoi avais-je cette photo de lui sur ma table de nuit « Va de l’avant Isabelle » j’en venais à me parler à moi c’était pitoyable mais je n’avais plus que ça. J’approchais retournant la photo alors qu’au fond je n’arrivais pas à tourner la page sur lui. Il hantait mes pensées chaque jour et malgré la douleur que je pouvais ressentir mon amour à son égard semblé plus fort que tout. Je ne pouvais pas m’imaginer une seule seconde d’arrêter de penser à lui c’était sans doute l’une des raisons pour laquelle je portais toujours sa bague comme pour ne pas mettre un trait finale à mes huit ans d’amour avec lui. Je passais ma main dans mes cheveux avant de me décider à les sécher rapidement, En un simple petit tour sur Facebook j’appris à ma meilleure amie que j’étais ici pour de bon même si elle ignorait ce détails et que j’avais besoin de lui parler, de lui dire des choses que je n’oserais pas forcément dire à une autre. Bref j’optais pour une tenue des plus banales, un jeans foncé et un débardeur, il faisait plutôt bon dans ma chambre d’hôtel. Je fixais mon reflet dans le miroir pendant de longues secondes et je réalisais que j’avais perdu plusieurs kilos mais cela n’avait guère d’importance. Je sursautais en entendant la porte sonné « Dora » soufflais-je étant presque sûr que c’était elle. J’approchais nerveusement de la porte, apportant mon œil près du Judas qui me confirma que c’était elle. Je ne mis pas longtemps à ouvrir et à la prendre dans mes bras « Tu m’as manqué, tant manqué » elle était ma meilleure amie, la plus belle chose que j’avais dans ma vie et sana aucun doute la seule chose de vrai qu’il me restait. Je senti déjà les larmes perlaient sur mes joues et je ne savais pas quoi faire à part être franche avec elle. Je la fis rentrée avant de fermée la porte. Je posais mes yeux sur la poignet pendant de longues secondes avant de me tournais vers elle « J’ai besoin de toi, je vais pas y arriver sans toi » je ne lui avais rien dit encore sur ce qui se passait entre Porter et moi et sur notre relation fini mais je savais que mon air triste et que les larmes aux bord de mes joues parleraient pour moi.


Dernière édition par Isabelle V. Bourgeois le Lun 14 Nov - 0:22, édité 2 fois
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Dora C. Blackwood
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MessageSujet: Re: « all you need is love. your best friend's love. » Mer 9 Nov - 16:16


La porte s'ouvrit et je me retrouvai face à Isabelle. J'aurai voulu sourire mais son expression, sa voix quand elle prononça mon prénom, tout ça.. Ça m'en empêcha net. C'est un phénomène normal, quand on connait réellement ses meilleurs amis. Dès que l'on sent qu'il y a quelque chose qui cloche, ça nous affecte immédiatement. On se sent étrange, angoissés de savoir ce qu'il va pas. Je savais ce qu'il clochait. Ça concernait Porter, mon cousin. Elle ne serai jamais venue ici si elle n'avait pas eu réellement besoin de moi. Habituellement, c'était moi qui faisait le déplacement, que se soit moi - comme de mars à septembre - qui ai besoin d'elle ou elle qui avait besoin de moi. Autant dire qu'en comptant mes allers-retours quasi-incessants, je passai bien la moitié de l'année à Lyon. Mais là, c'était différent : elle était venue, me clouant sur place. De joie de la savoir chez moi, mais aussi de trouille. Elle me prit dans ses bras et c'est là que je sentis que ça allait vraiment pas et que ça allait vraiment pas aller. « Tu m’as manqué, tant manqué. » C'était aussi une chose courante entre best friends : un peu plus d'un mois sans se voir, et c'était la catastrophe. Dieu seul sait à quel point elle m'avait manqué aussi. À Southampton, c'était cela qui manquait le plus : son sourire, sa présence. C'était la chose qui me motivait le plus à me bouger pour me rendre dans le pays d'à côté, séparé par la Manche. J'étais pas bien, vraiment pas bien, si bien que j'avais failli me retrouver au fond du gouffre, comme il y a presque dix ans. Sauf cette fois, j'y étais allée de mon plein gré, et je savais un peu près ce que je faisais. J'avais le cœur en miettes, à cette époque. Et je savais que cette fois, c'était de ses peines sentimentales d'elle dont on allait parler. « Tu m'as manqué aussi, cocotte. » Répondis-je doucement, en français. On en avait fait du chemin en tant d'années.. Elle m'avait vu changer, passer de l'adolescente brisée, un poil rebelle, à la jeune adulte fêtarde et peu responsable, puis à la femme plus ou moins consciente de ce qu'elle faisait et un peu près stable. Je l'avais vu évoluer aussi. Elle avait toujours été plus sage que moi. Elle me raisonnait toujours dès qu'un de mes projets (ou de mes futures conneries) étaient beaucoup trop.. Déraisonnable. N'empêche que j'avais réussi quelques fois à l'emmener dans mes plans foireux! Quelques secondes passèrent et je sentis ses larmes dévaler, jusqu'à glisser sur ma veste en cuir. Mon cœur se serra, elle me fit entrer. La chambre était simple, basique. Rien de plus normal. Mon regard parcourra la pièce, et se posa sur une photo sur la table de chevet. Je l'avais déjà vu, puisque c'était une photo de Porter. Je serrai la mâchoire, me tournai vers ma meilleure amie. « J’ai besoin de toi, je vais pas y arriver sans toi. » À partir de là, je ne réfléchis plus, laissai mon instinct me guider, totalement troublée par les larmes qui coulaient sur ses joues. Je passai mes bras autour d'elle, la serra contre moi. Habituellement, j'aurai lâché un « Normal, je suis indispensable » ou une connerie du genre, mais j'étais pas le moment de faire de l'humour et de faire semblant d'être une grosse narcissique et égocentrique. Mais non. Je la dirigeai vers le lit, où nous nous assîmes. Je gardai mes bras autour d'elle. « Je suis là, Isa, je ne te laisserai pas. » Dis-je doucement, caressant doucement ses cheveux d'une main. Non. C'était ma meilleure amie, sûrement une des choses les plus belles qui aient pu m'arriver. Mon petit rayon de soleil, qui avait débarqué dans ma vie alors que cette dernière n'était qu'un jour gris, couvert de nuages pluvieux. Elle m'avait aidé, soutenue, alors que je n'étais qu'une inconnue à l'époque. Je ne pouvais pas la laisser tomber, j'en serai malade. Elle avait besoin de moi, et je serai là, à l'écoute, prête à faire n'importe quoi pour virer ces larmes de ses joues. « Tu te sens, de me raconter ce qui se passe? »

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Isabelle V. Bourgeois

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MessageSujet: Re: « all you need is love. your best friend's love. » Mer 16 Nov - 13:11



Le sentiment de douleur me dominait depuis plusieurs jours, chaque parcelle de son être m’habité encore alors que je ne vivais plus. Je n‘étais plus rien hormis le fantôme de ce qu’il avait laissé en partant. Il hanté mes pensées et je ne pensais plus à rien d’autre que lui désormais, chaque jour que dieu faisait me ramener un peu plus vers le néant. J’attendais son retour devant ma porte chaque jour comme si l’espoir de le voir revenir n’était que mon unique raison de vivre. J’étais prête à pardonner sans même me poser la moindre question, j’avais su à la seconde où j’avais posé mes yeux sur lui que ce serait lui dont j’aurais besoin pour le reste de ma vie. Assise dans mon salon je ne pensais à rien du tout même l’arrivé de Dora dans quelques secondes me laissait indifférente pour le moment. J’avais arrêté de ressentir toutes ces choses appelé bonheur ou joie. Je ne ressentais que la douleur profonde de mon cœur brisé et les larmes coulant à flot sur mon visage, j’étais même surprise de voir qu’un corps humain pouvait avoir autant d’eau dans un seul corps. Le son de la porte sonna et je réalisais qu’un autre sentiment m’abrité, Je posais mes yeux sur elle, sur tout ce qu’elle représentait pour moi avant de la prendre dans mes bras pendant de longues secondes. Je ne pouvais pas cacher mes sentiments à son regard, le fait qu’elle me manquait été réel, je n’arrivais pas à me sentir bien si elle n’était pas dans le coin et vivre à des centaines de kilomètres ne m’aider pas forcément mais nous tenions depuis longtemps et je savais qu’aucune épreuve ne pouvait nous abattre elle et moi. Je fermais la porte derrière elle avant de poser mes yeux de biches sur elle, je n’avais pas du tout peur de paraitre triste devant elle, elle me connaissait par cœur et ce n’était pas difficile d’être moi-même avec elle « Je … Je ne suis pas sure de pouvoir aller bien un jour » je baissais les yeux doucement en m’installant sur le canapé du salon. Mes prunelles n’affichait rien de bien et l’état de l’appartement non plus. J’avais laissé des affaires trainer sur le sol sans même me demander si il serait intéressant de ranger ou de faire en sorte que tout aille bien mais en réalité rien n’allait bien du tout et je ne voyais plus aucun avenir pour moi et pour ma vie futur. Je passais doucement ma main sur mes cheveux « Il est parti … Porter est parti » je senti directement les larmes coulaient sur mes joues. La simple pensé de devoir passer ma vie sans lui me faisait pleurer et rien qu’une pensée vers lui me serrer le cœur. Il était son cousin et elle avait le droit de savoir la vérité, elle avait prévu d’organiser mon mariage et j’avais rêvé de cet endroit plus que parfait pendant des nuits, tout était prévu, la robe que j’avais déjà, les alliances, les fleurs et chaque secondes. Je l’aimais tellement fort que rien ne pouvait gâcher mon bonheur. Ma voix tremblante exprimer tout ce que je ressentais alors que j’ouvris doucement la douche « Il est parti … il est venu et il a dit qu’il était gay, qu’il avait cru toute sa vie le contraire mais que ce garçon était son évidence. Il est parti … » je fermais les yeux avant de me laisser tomber dans ces bras, j’avais besoin d’elle, de son réconfort, et de sa présence pour ne pas couler vers le fond « Il va rentrer n’est-ce pas ? Tu le connais, il va rentrer ? » je la supplié presque du regard.
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MessageSujet: Re: « all you need is love. your best friend's love. » Mer 16 Nov - 17:27


Avant même de quitter ma voiture, je savais que c'était grave, sûrement irréparable. Des blessures incurables. Je savais qu'Isabelle se retrouverai dans le même cas que moi il y a des années. Soit, pas bien du tout. Physiquement et mentalement. Je ne fus pas surprise lorsqu'elle m'ouvrit et qu'elle me prit dans ses bras. C'était terrible. Parce que je savais pertinemment que je ne pourrai rien faire. Ou du moins, pas grand chose, à part être là, l'écouter, la booster, essayer de la faire sourire, rire, agir. Une fois qu'elle se serait un minimum calmée -si elle y arrivait, moi, ça m'avait prit pas moins de deux mois- elle se mettrait sûrement à faire semblant. Et ça, je voulais l'éviter. Absolument. À force de faire semblant, on se perd. Je m'étais perdue. Je ne savais plus faire la part "comédie" et la part "vraie" de moi. Tout s'était embrouillé, et je m'étais mise à faire n'importe quoi. Ça a duré quelques années. C'était en partie pour ça que je partais régulièrement en France. Là-bas.. Je savais que personne ne me blesserait, que personne ne dirait rien, qu'on me soutiendrait et qu'on n'émettrait pas de critiques. C'était pour cela que la vie à Southampton était assez dure, parfois. Quand tout le monde vous connait, vous salue, que vous avez une réputation.. Si j'avais maigri (ce qui arrivait constamment en ce moment), j'étais malade. Si j'avais grossi, il y avait un problème. Si je souriais de trop, je faisais semblant. Si je ne souriais pas.. C'est que Zeck y était mêlé. Tout le monde était au courant de qui s'était (plus ou moins) passé. Aujourd'hui encore, cette histoire croulait sous les rumeurs. Si un jour je choppais un ou une de ces vautours avides de commérages, je me déchainerai dessus. Sans aucun doute. Mais là, j'étais avec ma meilleure amie et elle avait besoin de moi. Soit, je règlerai ces histoires plus tard. « Je … Je ne suis pas sure de pouvoir aller bien un jour » Je fronçai les sourcils et la vit s'asseoir sur le canapé. Il y avait trois genres de personnes qui disaient ce genre de phrases. Premièrement les menteurs. Ils disaient ça pour faire leur petite comédie, pour qu'on les contredise à coup de « mais non, tu vas voir, je vais t'aider, ça va aller » et qui s'écroulaient de rire pour une raison quelque conque quelques heures plus tard. Deuxièmement, les indécis, enfin, plus ou moins. Ceux-là disaient cela sur le coup, parce qu'une nouvelle grave venait de s'abattre sur leurs pauvres petites têtes d'humains au cœurs fragiles. Mais eux, ils se remettaient doucement, très doucement. Il leur fallait du temps, mais un jour, ils se réveillaient, et se rendaient compte qu'ils allaient bien. Et pour la plupart, cela relevait du miracle. Et enfin, troisièmement, ceux qui savaient pertinemment que ça ne leur arriverait plus jamais, d'être heureux, que tout aille parfaitement bien pour eux. Cette partie ne contenait jamais bien quand monde, et jamais définitivement. Être malheureux pour toujours, ça doit être horrible. Moi, je perds pas espoir. Si j'ai un jour été bien, je le serai à nouveau un autre jour. Enfin, j'espère. Isabelle, quant à elle.. Désespérée, le moral six pieds sous terre. « Il est parti … Porter est parti » Bim, bam, boum. Ce que j'avais tant redouté venait de s'abattre sur mes épaules. Mes frêles épaules. Elle se mit à pleurer, et je restai là, bouche bée. Le couple si parfait, si idéal, devant lequel j'avais si souvent rêvassé, le seul couple que je croyais que ça allait durer.. Cassé. Mort, fini. L'amour n'existait-il donc pas? N'était-il pas possible de vivre heureux avec quelqu'un, pour le meilleur comme pour le pire, jusqu'à la fin? Non? Impossible? Aucune chance, même minuscule? Non, ce n'était pas possible. « Il est parti … il est venu et il a dit qu’il était gay, qu’il avait cru toute sa vie le contraire mais que ce garçon était son évidence. Il est parti … » Le mariage, tout était tombé à l'eau.. Toutes ces heures à rire, à imaginer, à construire petit à petit, cet évènement qui s'annonçait grandiose? La robe, les alliances, les fleurs, la salle, les décorations, tout ça, c'était du vent? Leur amour, c'était du vent aussi? Je m'en fichais totalement que mon cousin soit gay ou non, qu'il préfère les hommes aux femmes. Le fait était qu'il était partit. Qu'il avait laissé Isabelle. Ma Isabelle. Et ça, je crois que je lui en voudrais pour toujours, sans aucun doute. Elle se laissa tomber dans mes bras et je la serrai contre moi. Non, il avait pas le droit. D'être partit. Il n'avait pas le droit de la laisser comme ça. Sûrement pour un mec qu'il connaissait depuis sûrement quelques mois, un an au maximum. « Il va rentrer n’est-ce pas ? Tu le connais, il va rentrer ? » Elle m'avait regardé, presque supplié du regard. J'avais la gorge serrée. Je connais cela, aussi. La phase où on voulait qu'il revienne, qu'on pouvait tout oublier, lui pardonner n'importe quoi. On voulait juste qu'il soit là, juste là, et que tout redevienne comme avant. Mais en général, ça ne se passait pas comme cela. Bordel, j'aurai voulu lui dire "oui, Isa, il va revenir". Mais s'il était partit.. Il y avait peu de chances pour qu'il revienne. Je connaissais Porter. Il était rare qu'il fasse quelque chose d'aussi énorme, comme lâcher sa fiancée, sur un coup de tête. À moins que ce mec, celui qui avait mis au fin au couple, la lui ai fait tourner, sa tête.. Alors là, je me mis à pleurer à mon tour. Parce que c'était injuste et que je savais pas quoi lui répondre. « Je sais pas, Isa, je sais pas.. » Je caressai doucement ses cheveux, les larmes coulant légèrement sur mes joues. Je n'aimais pas cela. Je n'aimais pas pleurer, je n'aimais pas ne pas savoir. C'était affreux. « Mais tu vas être forte, d'accord? Le laisse pas te détruire, Isa. Tu vaux mieux que cela. » Je passai une main dans mes cheveux. Je savais que ça allait être dur. Mais il ne fallait pas désespérer. « Je sais, Isa. Tu l'aimes, plus que tout même. Tu serai prête à n'importe quoi pour lui. Tu t'en sens pas capable, tu crois que tu vas pas y arriver sans lui. Je vais t'aider. Peut-être qu'il reviendra. Mais.. » Je m'interrompis. Mais personne n'était sûr de rien. Je savais exactement ce qu'elle ressentait, sauf à l'exception de quelques sentiments, sans aucun doute. Mais je savais que sans la personne que l'on aime, on se sentait pas capable de grand chose. Et garder la tête en dehors de l'eau faisait partie de ces trucs là. « Mais je suis là, Isa. Ça peut prendre un mois, une demi-année, un an, plus, mais il faut que tu tiennes, que tu ne désespères pas. Laisse pas la douleur t'achever, cocotte. » Murmurai-je. Elle avait mal. Elle se sentait sûrement comme un zombie ambulant, avait sûrement l'impression que l'on lui avait arraché le cœur et que l'on lui avait broyé en mille morceaux. Il hantait ses pensées. Lorsque des pas se dirigeaient vers elle, dès que l'on frappait à la porte, elle espérait sans doute que c'était lui, qu'il revenait. Elle savait que ce n'était pas lui, mais elle espérait, et elle ne pouvait s'empêcher d'être déçue quand elle voyait qu'il n'était pas revenu. Qu'il était partit. Il reviendrait, peut-être. Mais peut-être pas. C'était terrible de ne pas savoir ce qui allait se passer. Ça faisait mal, mal, et encore mal. Un peu plus à chaque seconde, chaque minute. Tu glissais vers le fond, et t'avais besoin de quelqu'un pour t'aider. J'allai l'aider. Je serai là. Prête à utiliser mes insomnies pour veiller sur elle, l'entraîner avec moi au Doppelganger et la bourrer à coup de verres d'eau (sans la laisser toucher à l'alcool..) pour lui garder compagnie, et tant d'autres choses..

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Isabelle V. Bourgeois

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MessageSujet: Re: « all you need is love. your best friend's love. » Mer 23 Nov - 11:30



Je n’avais jamais cru que tout cela puisse être possible, en réalité pendant de longues semaines et minutes je m’étais cru enfermée dans l’un de ces téléfilms Américain dont le seul but était de divertir le public sauf que c’était fois j’étais le rôle principale de cette série cauchemardesque. Je ne pouvais pas m’empêcher de repenser à son sourire le premier jour où je l’avais croisé totalement par hasard. Il avait directement été tout ce dont j’avais besoin, j’étais tombé littéralement amoureuse de lui et je savais que je n’aurais besoin de rien d’autre que lui pour être heureuse. Ce que je pouvais ressentir dépassé les limites du réel, j’aurais tout fait sans aucune exception pour lui, prête à tout sacrifier pour l’amour que je lui portais. Je voyais déjà notre maison blanche, nos enfants courant dans le jardin et nous deux sur la terrasse follement amoureux l’un de l’autre. Mes sentiments n’avaient plus de limites et il était mon âme sœur. Cela faisait plusieurs semaines que je restais sans nouvelle de l’homme qui faisait battre mon cœur, savoir qu’il pouvait à ce moment être dans les bras d’un autre me rendait folle, je voulais qu’il rentre à la maison, je m’en fichais, j’aurais pardonné sans même hésitée une seule seconde. Parler de tout ça à Dora était une tape différente, j’étais prête à pouvoir me confier à quelqu’un et je me refusais de voir un de ces psy ridicules qui trouverait des excuses à tout et à n’importe quoi ; J’étais presque sure qu’il aurait pu trouver une signification à son départ alors que tout ceci s’imposait comme noir sur blanc, l’homme dont j’étais éperdument amoureuse ne m’aimait plus. Je laissais couler les larmes sur mes joues, mon cœur se serrer et je pleurais sans limite dans les bras de Dora qui n’était autre que sa cousine, j’avais mal et je ne savais même pas si un jour ou non j’aurais réussi à aller mieux, tout ce que j’avais mis dans cette relation était mon amour, ma force, mon courage, et désormais je ne voyais que le vide me gagnait. Sentir sa présence me rassura un peu, j’avais tellement été seule que sentir ces bras m’entouraient m’encourager un peu « Non, je ne peux pas être forte, rien n’as de sens sans lui » j’avais essayé de me dire que je pouvais recommencer, continuer à travailler, tenter d’avancer et de faire en sorte qu’une famille, que ma famille puisse se construire un jour. Mais chacune de mes activités perdait de son charme, de sa vie quand il n’était pas là à mes côtés. Pendant des années j’avais tenté de réconforter mes amis autour de moi lors d’une rupture difficile, de leur dire que tout ira bien et de ne jamais laissé tomber mais j’avais au fond tord c’était beaucoup plus dur que prévu et c’était peut-être impossible à faire au fond « Je croyais qu’on aurait une famille, des enfants et une belle maison. On allait se marier, j’avais trouvé la robe parfaite tu sais, celle qui lui couperait le souffle quand j’approcherais de l’autel. Ça aurait dû être parfait, tout aurait dû être parfait, juste lui et moi pour toujours » je repensais à tout ce que j’avais prévu, la robe blanche pour notre mariage, les fleurs que j’aurais souhaité et les longues heures de conversation avec Dora au téléphone alors que je serais la plus parfaite du monde pour une simple journée qui serait la plus belle de toute ma vie. J’avais confié à ma meilleure amie le soin d’organisé le moment le plus magique de ma vie et désormais ce n’était plus rien du tout. Mon corps frêle se posa dans ces bras, je n’avais pas pris un vrai repas depuis des jours, je me refusais à avaler quelques choses et au fond je n’arrivais à rien tellement ma gorge était nouée « C’est ton cousin, je ne veux pas que tu prennes de parti ou que tu doives perdre ton temps avec moi parce que je n’irais jamais mieux pas sans lui. Je t’en prie Dora, appelle-le, dis-lui que je l’aime et que je veux qu’il rentre à la maison, s’il te plait fait ça pour moi » je la suppliais du regard, j’avais besoin d’entendre le son de sa voix, de le serrer dans mes bras et de l’embrassais encore et encore comme si toute ma vie en dépendait.
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« all you need is love. your best friend's love. »

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